Déjà à l’âge de trois ans, à Hiroshima où je suis née, j’étais fascinée par la cérémonie du thé. Ma mère, maitre de Thé, m’a transmis sans mots l’importance du geste juste, du silence et de l’attention portée à l’instant.
Après l’université, j’ai vécu dans différents pays d’Europe, aux États -Unis, puis en France et partout, la voie du thé est restée mon centre intérieur. Aujourd’hui, je poursuis l’étude et la transmission du sadō, tout en créant et en enseignant le wagashi (pâtisserie japonaise) afin d’accompagner les cérémonies du thé hors du Japon.
Le neri-kiri (練り切り), une pâtisserie japonaise traditionnelle et dont le savoir-faire est reconnu par l’UNESCO, une culture vivante que l’on peut découvrir en la pratiquant soi-même. Au Japon, on peut trouver les neri-kiri dans des pâtisseries spécialisées, mais c’est un dessert très raffiné et apprécié comme un vrai trésor de la gastronomie japonaise.
Chaque pièce est une œuvre d’art comestible, fragile et éphémère mais riche en émotion et en plaisir, à la fois à créer, à offrir et à savourer.